FAITS CONTRE FAITS

RECUEILS







LA DIAGONALE DU FOU



(Extraits)













Invocation


Vienne le soleil pâle
Sarments et pampres au tonneau de vie !
Fumée affectueuse,
J'inspire le silence de ta voix.
Crépite ton odeur,
Parfum d'étreintes à peine fugaces !
J'entretiendrai le feu,
Et ses cendres bleues pour que vole encore

Le souvenir ténu du moindre effluve.

Ô porteuse du lys,
Bergère des espoirs
Fais jaillir les cascades de l'amour
Du néant des montagnes !




















 

Mystère


J'aime, sans savoir pourquoi
une douce inconnue
que je connais

sans l'avoir jamais vue

J'aime, sans savoir pourquoi
une tendre inconnue
que je connais

sans l'avoir jamais vue

J'aime, sans savoir pourquoi
son évidence mystérieuse
que je connais

pour l'avoir toujours vue

J'aime, sans savoir pourquoi



















 

Paroles


Je dis
Pour effacer les angoisses de lune
Qui remontent du ventre et enserrent le coeur
A l'étouffer

Je dis
Pour effacer l'instant où la raison vacille
Aux bords des déraisons
A hurler

Je dis que je t'attends
Que je t'espère
Je dis pour que demain existe encore
Après demain

Je dis la vie.




















 




De tendresse en écume
De marées en caresses
Nos yeux anémones
S'ouvrent au plaisir bleu.
Cueillant tes seins coquilles
Une étoile descend
Aux plages de ton ventre.
Mon navire appareille
Et cherche la douceur
De ta calanque alguée
Où baigne mon désir.























 







Frémir de
Retrouver cette
Ame délicate.
Nue, elle
Cache des mystères
Oasis au désert,
Isis en sa quête,
Source tendre des
Emois profonds.























 


Contre vents et marées

Tant que chaque Zéphyr
En résille d'écume
S'étale sur la table
Dans les portes baillantes
Des yeux anémones

Tant que toute parole
En marée d'équinoxe
Engloutit la pendule
Dans l'accordéon abyssal

Tant que le souffle en vagues
S'enfouit sous l'édredon
Dans les tiroirs coquilles

Il y a des mots d'amour à reconstruire.




















 


Le feu était là quand vint mon âge d'homme...


Des chemins bien tracés
J'ai brisé les murs.
Ils étaient là pour ça.
J'affronte le chaos
Pour y mettre mon ordre.
Rien d'autre n'est à faire.

Ma lanterne est sourde
Par crainte d'aveugler.
Je marche à pas comptés.
Impatience calmée
Je trace mon sillon
Au creux du champ des hommes.

Terre je te reconnais
Et je te rejoindrai
Au final de ma course

Libre




















 


Chronos


Le temps m'est compté pour dire
Les baisers de ta voix
La patience de tes caresses
Appelle des secondes d'éternité

Le temps m'est compté pour dire
La buée de ma tendresse
La douceur de ma main
Appelle des secondes d'éternité

Et le grain de ta peau
Que je ne sentirai plus ...





















 


Epitaphe


Quand pour ceux que l'on aime
vient le moment du dernier départ
le moment de l'ultime silence,
rien ne pourra faire que ce qui a été soit.

Mais de ce qu'ils ont été
et de ce qu'il furent avec nous
rien ne pourra faire que cela ne soit plus.

Les rêves de ceux que l'on aime
accompagnent encor le monde dans sa marche
à travers leurs enfants
et les enfants de leurs enfants
pour tous les temps à venir.

Nous sommes aussi ce qu'ils ont été.
Chacun à sa manière poursuit l'oeuvre entreprise
chacun de nous est un maillon d'éternité.



















 


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